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Journée humanitaire du 8 mars 2006Compte rendu des communicationsLa première journée humanitaire sur la santé des femmes dans le monde organisée par Gynécologie sans Frontières (GSF) le 8 mars 2006 a été un franc succès, avec plus de 350 participants professionnels de santé (gynécologues-obstétriciens, sages-femmes, infirmiers et infirmières) et de nombreux relais dans la presse. Gynécologie Sans Frontières a créé cette journée pour alerter l’opinion, mobiliser les pouvoirs publics, les financements et toutes les bonnes volontés autour des fléaux qui touchent la santé de la femme dans le monde. C’est grâce à l’organisation logistique mise en place par Elsevier SAS et "les Formations du soignant" que cette journée a pu voir le jour.Praticiens investis sur le terrain de l’humanitaire, ONG et associations ont apporté leurs témoignages, à la tribune et dans la salle, et ont commencé à réfléchir à des solutions.La qualité des exposés et des orateurs a permis un débat animé et constructif autour des deux grands thèmes : la santé des femmes en situation de précarité en France et les mutilations génitales féminines dans le monde. Retour à haut La problèmatique de la santé des femmes dans le monde en quelques chiffresLe pr. Henri-Jean PHILIPPE (chef du service de gynécologie obstétrique du CHU de Nantes et Président de Gynécologie Sans Frontières) après un accueil chaleureux, nous donne quelques chiffres concernant la santé des femmes dans le monde :
Retour à haut Les femmes en situation de précarité en FranceLe premier thème de la journée concerne la santé des femmes en situation de grande précarité en France. Selon la définition du Conseil Economique et Social français, retenue par les Nations-Unies, "la précarité est l'absence d'une ou plusieurs des sécurités permettant aux personnes et familles d'assumer leurs responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droits fondamentaux".Le pr. Dominique FARGE (service de médecine interne de l’hôpital Saint-Louis AP-HP) nous fait prendre conscience de l’ampleur de ce "séisme humanitaire" en nous rappelant quelques chiffres édifiants traduisant la dégradation des conditions socio-économiques depuis 1980 en France.
Les femmes qui viennent à ces consultations se trouvent dans des situations socio-économiques et médico-psychologiques diverses allant de l’exclusion socio-économique à la grande exclusion, associées aux conduites addictives, aux violences conjugales, aux maltraitances et à la prostitution… Leur point commun est un accès aux soins insuffisant voire inexistant, pour de multiples raisons… La préoccupation sanitaire passe souvent après la gestion du quotidien, c’est-à-dire après le combat pour la survie. Retour à haut Précarité et grossesseLe Dr. Anne-Sophie COUTIN du service des urgences gynéco-obstétricales du CHU de Nantes et Médecins Sans Frontières rapporte son expérience sur les conséquences obstétricales de la Précarité en France.Du fait d’une médicalisation insuffisante, le déroulement des grossesses des femmes en situation de précarité est plus compliqué : c’est la raison pour laquelle, on assiste à une augmentation de prématurité et de complications tant materno-fœtales que néo-natales pour cette population. Parmi les femmes en situation de précarité, 37% sont précaires par des facteurs économiques seuls, 23% par des facteurs psycho-sociaux seuls et 40% associent les 2 facteurs. Il y a une forte proportion de femmes étrangères, mineures, isolées ou de faible niveau de scolarisation. Les femmes enceintes en situation de précarité ont toutes en commun un recours tardif aux soins : pour les étrangères d’origine africaine, en raison de difficultés d’accès aux soins et pour les françaises en difficulté psycho-sociale, par un refus des soins. Les consultations anténatales sont moins nombreuses et initiées plus tardivement. La précarité est un facteur majeur de prématurité : environnement social pauvre, travail physique important et de faible poids de naissance (le taux de nouveau-nés de moins de 2500g est deux fois plus élevé dans la population de femmes en situation de précarité). Une des solutions serait d’organiser une prise en charge multidisciplinaire, en réseau, tant dans le domaine social (logements, droits sociaux, dossiers administratifs, ressources …) que dans le domaine des soins médicaux et psychologiques. Parce qu’elle réduit le sentiment de solitude, apporte une motivation, une force de vie et de combativité et la possibilité de se projeter dans l’avenir, la grossesse peut être un réel support pour ces femmes. C’est une opportunité de contact avec le système des soins par un accompagnement de la grossesse et de la naissance, ceci dans un double souci de protection, de la mère mais aussi de l’enfant. Les plus démunies sont capables dans ces moments là, d’ancrer des relations, des certitudes, comme celle d’avoir l’aptitude nécessaire à s’occuper de cet enfant nouveau-né. "Si nous dépossédons ces femmes de leurs capacités à s’investir dans les soins apportés à leur nouveau-né, que feront-elles ensuite ?". Retour à haut Naissance et devenir de l'enfant en milieu précaireLe Pr Claude LEJEUNE, chef du service de néonatalogie de l’hôpital Louis-Mourier de Colombes apporte la vision de la précarité par le pédiatre dans son exposé sur la naissance et le devenir de l’enfant en milieu précaire. Il confirme que tout débute par un mauvais suivi de grossesse avec une plus forte incidence des grandes pathologies comme la prématurité, le retard de croissance, la souffrance fœtale et les infections materno-fœtales. La précarité au niveau pédiatrique est un facteur prédictif chez les enfants de problèmes graves de santé et de forts recours aux services de santé. Les principaux problèmes pédiatriques rencontrés en cas de précarité sont : les accidents, les retards de développement, les difficultés scolaires, l’obésité, les problèmes digestifs, respiratoires et ORL, l’eczéma etc.Les populations pédiatriques à risque sont les immigrés, les réfugiés, les déboutés, les SDF, les itinérants. Des recommandations doivent être diffusées sur la formation et la sensibilisation des professionnels de santé au repérage de ces familles pour favoriser leur accès aux soins. Pourquoi les consultations pédiatriques augmentent-elles dans les structures de soins pour exclus? Médecins du Monde (MDM) France Poitiers est passé de 11 enfants vus en 1988 à 131 en 1996, majoritairement "nouveaux pauvres" ayant honte de leur déchéance sociale consultant tardivement pour des pathologies sévères. La solution locale a été de mettre en place une convention MDM-CHU-Ville avec des pédiatres venant du CHU pour consulter en centre ville selon les principes et l’esprit de MDM. On constate cependant d’énormes difficultés de fonctionnement des réseaux psycho-sociaux de périnatalité, avec des effectifs insuffisants en psychologues et assistantes sociales dans les maternités. Mais aussi des difficultés d’accès aux droits (AME) ou des difficultés d’application des lois sur la protection de l’enfance (ASE, maisons maternelles) surtout pour les femmes et familles en situation irrégulière. La composante psycho-sociale des réseaux de santé périnatals a un rôle préventif majeur à jouer, le plus en amont possible, pendant la grossesse, pour amorcer la mise en place de soutiens à long terme pour ces familles en difficulté (PMI, travailleurs sociaux, psychologues, aides à domicile,… ) Retour à haut Les urgences gynécologiques chez les femmes excluesLe Dr Stéphane SAINT-LEGER (chef du service de gynécologie-obstétrique du CHI de Montreuil sous bois et Médecins du Monde) nous expose la problématique des urgences gynécologiques chez les femmes en situation de précarité. La situation de la femme précaire est différente de celle de l’homme précaire, elle nécessite une prise en charge spécifique. Les conséquences de la précarité chez les femmes sont : les maltraitances et autres agressions physiques, les abus sexuels, le rejet familial, la stigmatisation sociale et la perte d’intimité, de dignité et de l’image de soi.Le retard est le mot clé dans la prise en charge des pathologies gynécologiques en cas de précarité : retard dans la décision de rechercher des soins, retard dans l’arrivée au centre de soins et retard dans les soins au sein même de ces centres. La pauvreté perpétue la mauvaise santé, l’inégalité entre les sexes et l’exclusion. Une solution serait de faire éclater le système de soins actuel pour faire "sortir les soignants des hôpitaux" pour aller à la rencontre de ces femmes, sur leurs lieux de vie. Retour à haut Dépistage du cancer du col chez les femmes en situation de précaritéLe Pr Henri-Jean PHILIPPE nous informe sur le défaut de dépistage et la surmortalité attendue du cancer du col dans cette population. Ces insuffisances d’accès aux soins de dépistage se concrétisent par un retard de prise en charge et une mortalité « évitable » plus élevée. C’est l’indication idéale de la vaccination anti-HPV, encore faut-il que celle ci soit accessible aux plus démunis.Les femmes en situation de précarité cumulent les facteurs de risque : grossesses multiples, grossesse précoce, partenaires multiples, tabac, infections sexuellement transmissibles (condylomes, SIDA, herpès,…). Les recommandations actuelles en France consistent à faire des Frottis Cervico-Vaginaux (FCV) entre 20 et 69 ans, tous les 3 ans, après 2 FCV normaux à un an d’intervalle. En cas de FCV anormaux on réalise des examens complémentaires pour repérer et traiter facilement les lésions précancéreuses que sont certains condylomes, cette stratégie de prise en charge est difficilement applicable aux femmes en précarité. La vaccination anti-HPV représente un espoir pour la prévention des infections à HPV (virus des condylomes) chez les sujets sains ou pour la prévention de la survenue d’un cancer chez une patiente déjà contaminée par le HPV. Le Dépistage par FCV nécessite de se rapprocher des femmes en situation précaires en mettant à leur disposition un accès simplifié aux soins via les associations caritatives qui mettent des lieux d’accueil à leur disposition. Cela nécessite un réseau médico-psycho-social bien organisé. Les études menées chez les femmes en situation de grande précarité montrent une carence de structures d’accueil ; celles-ci sont peu nombreuses et plutôt adaptées aux hommes. La demande de soins gynécologiques est d’après l’enquête de Médecins du Monde, leur première requête sanitaire. Sans réponse ambulatoire adaptée elles se retrouvent plus fréquemment hospitalisées. Gynécologie Sans Frontières a pour projet de contribuer à l’optimisation de l’accès aux soins des femmes en situation de précarité soit par une offre de soins directe soit en orientant localement les femmes tant pour le suivi des grossesses que pour les soins gynécologiques. "La demande de soins gynécologiques est la première requête sanitaire des femmes en situation de précarité. Un des objectifs 2006 de Gynécologie Sans Frontières est de mettre en place des partenariats avec les associations caritatives qui les accueillent pour les informer, les sensibiliser et les orienter vers des structures de soins." Retour à haut Les mutilations génitales féminines: témoignage de KHADYKhady KOITA présidente du réseau européen de prévention des mutilations sexuelles féminines ouvre la session sur les Mutilations Génitales Féminines (MGF).Un moment de grande émotion est passé dans l’assistance à l’écoute de cette femme mutilée à l’age de 7 ans qui à décidé de consacrer sa vie à l’éradication des mutilations sexuelles rituelles. Elle poursuit sa lutte dans le monde entier : en Afrique (elle était à Bamako début mars) comme en Europe, notamment en Belgique puis en France. Partout le même discours : témoigner pour informer, éduquer, former tous les acteurs concernés pour que cessent ces pratiques… Elle espère des résultats pour 2010 … Elle nous demande à tous d’être avec elle, aux cotés de ces femmes et pas devant elles comme trop souvent… Une longue standing ovation a ponctué cette émouvante intervention. Retour à haut Les mutilations génitales féminines dans le mondeLe Dr Heli BATHIJA, directeur du département Afrique & régions de Méditerranée orientale, département de Recherche en Reproduction humaine de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), présente un état des lieux des MGF dans le monde en 2006.Les MGF désignent les interventions aboutissant à l’ablation totale ou partielle des organes génitaux externes de la femme ou autre mutilation génitale sans objectif thérapeutique. Cela va de l’excision de la totalité ou d’une partie du clitoris, avec l’ablation partielle ou totale des petites lèvres, jusqu’à la suture/rétrécissement de l’ouverture vaginale (infibulation) en passant par diverses autres pratiques non classées telles que la ponction, le percemente, l'incision, l'étirement, la cautérisation, la scarification du clitoris et des lèvres vulvaires ou l'introduction de substances ou d'herbes corrosives dans le vagin. Les procédures décrites ci-dessus sont irréversibles et leurs conséquences durent toute la vie. Réalisées le plus souvent entre 4 et 14 ans elles sont réalisées par des exciseurs n’ayant aucune compétence médicale à l’aide de matériel tel que couteaux, ciseaux, morceaux de verre… La majorité des victimes vivent dans 28 pays africains, elles sont 140 millions dans le monde. Les complications immédiates sont les douleurs intenses, le choc, l’hémorragie, le tétanos ou la septicémie, la rétention urinaire, l’ulcération des parties génitales et les lésions des tissus adjacents. Les hémorragies et les infections peuvent être mortelles. Parmi les conséquences à long terme, il faut citer les kystes et les abcès, l’incontinence urinaire, la dyspareunie (rapports sexuels douloureux) et les dysfonctionnements sexuels. De graves complications peuvent survenir au cours de la grossesse et de l’accouchement. La dés-infibulation (réouverture de l’orifice après suture ou rétrécissement) et la ré-infibulation (nouvelle suture du vagin) peuvent être pratiquées à chaque naissance et compromettre gravement la santé des femmes. Les potentialités scolaires de la fille peuvent être sérieusement compromises par cette pratique. Après l'opération, beaucoup de filles ont des douleurs atroces et restent profondément traumatisées. Le taux élevé d'absentéisme secondaire est élevé avec souvent un manque de concentration, une baisse de niveau, et une perte d'intérêt pour les études. Ces jeunes filles excisées sont alors considérées comme des femmes prêtes pour le mariage et peuvent être retirées de l'école à tout moment pour être mariées … Elles ont alors 12 ans ! Les MGF violent les droits fondamentaux des femmes : droits à l’intégrité physique et psychologique, droits à être protégées des violences et discriminations et parfois droit de rester en vie. Les explications mises en avant pour expliquer la perpétuation des MGF sont surtout Traditions et Religion, d’autres raisons invoquées pour justifier l’excision (préserve la virginité de la fille, contribue à prévenir des conduites immorales, est nécessaire pour pouvoir se marier, favorise une plus grande hygiène et propreté, est une source de satisfaction ou de plus grand plaisir pour le mari). Il faut montrer la dangerosité de ces pratiques et souligner qu’en les abandonnant on n’abandonne pas pour autant l’essence de leur culture… Retour à haut Les mutilations génitales féminines en FranceIsabelle GILLETTE-FAYE directrice du Groupe d’Abolition des Mutilations Sexuelles (GAMS) a exposé la situation en France où les MGF concernent 30 000 fillettes. Le GAMS s’attache à être au contact des populations migrantes résidant en France pour les informer et les éduquer. Les professionnels de santé, des services sociaux et les relais éducatifs sont également des interlocuteurs que l’organisme s’attache à former et informer au moyen de conférences de livres et de films afin que la connaissance de ces pratiques puisse devenir un frein à leur diffusion. Elle insiste sur l’obligation de signalement, en se méfiant des périodes scolaires propices à un retour au pays : ce "séjour" après l’age de 6 ans s’accompagne parfois d’une excision voire d’un mariage arrangé…Retour à haut Les mutilations génitales féminines au KurdistanL’association Wadi, ONG agissant au Kurdistan irakien, représentée par Thomas Von Der OSTEN-SACKEN et Sandra STROBEL a présenté les résultats d’une enquête portant sur 1544 femmes interrogées dont 907 sont déjà excisées …Cette enquête met en lumière un acte secret inconnu de la communauté internationale et nié jusqu’alors par les autorités Kurdes. L’enquête montre que ces fillettes sont mutilées à partir de 4 ans par leur mère ou l’entourage dans des conditions sanitaires effroyables. Dans certains villages de la région du Garmyan 100% des femmes en sont victimes… L’association a débuté une campagne d’information et d’éducation sur le danger de ces pratiques au moyen d’un cinéma mobile en misant sur l’effet préventif de cette communication. Beaucoup de mères pensaient qu’exciser leur fille était un précepte religieux… Dans le même temps la première conférence kurde de lutte contre l’excision a été organisée le 26 février 2006 afin de provoquer une réaction politique nationale pour que la question de l’excision au Kurdistan soit officiellement abordée au Parlement et qu’une loi contre les MGF soit votée. En attendant les autorités ont officiellement reconnu l’existence des MGF au Kurdistan. La mise en évidence de MGF dans cette partie du monde confirme que ces pratiques ne sont pas confinées à l’Afrique Noire. Il est possible que l’Iran et la Syrie soient également concernés. Retour à haut Complications obstétricales des MGFLe Dr Jean-Christian BERARDI gynécologue obstétricien et chef de service de la maternité de Mantes-la-Jolie à exposé une étude concernant les complications obstétricales des MGF.Dans cette série on retrouve un taux de déchirures 3 à 7 fois plus élevé chez les femmes excisées. On note par ailleurs que l’épisiotomie, plus fréquente chez ces femmes ne les protège pas des déchirures périnéales. Le débat de la voie d’accouchement de ces femmes n’est pas tranché : chez les femmes infibulées une dés-infibulation en début de travail pourrait être l’alternative à la césarienne de protection périnéale. Retour à haut Traitements réparateurs des MGFLe Dr Pierre FOLDES, chirurgien urologue au CHI de Poissy/Saint-Germain-en-Laye, présente son travail de réparation chirurgicale du clitoris et de la vulve. Les 3 motifs de consultation de ses patientes sont la revendication identitaire, la revendication sexuelle et la douleur.L’amélioration anatomique et fonctionnelle obtenue grâce à sa technique est maintenant étayée par une série publiée de 189 cas. L’intervention est à présent passée dans la nomenclature des actes chirurgicaux et est prise en charge par l’assurance maladie depuis novembre 2003. Il insiste sur la nécessité de la prise de conscience collective et l’obligation de signalement en cas de doute. Il conclue sur l’importance primordiale de la prise de parole de ces femmes qui en sortant du silence donnent un espoir, pour que demain les MGF disparaissent… Retour à haut Appel à la mobilisation par Gynécologie Sans FrontièresH J Philippe, président de Gynécologie Sans Frontières conclut cette journée en remerciant tous les participants, les orateurs comme le public, tous ceux qui ont fait de cette journée une réussite.Il lance un vibrant appel à toutes les bonnes volontés nécessaires et bienvenues pour se mobiliser avec Gynécologie Sans Frontières autour de la santé de la femme dans le monde. Gynécologie Sans Frontières donne rendez-vous dans un an le 8 mars 2007 pour (espérons) rapporter de bonnes nouvelles sur l’amélioration de la Santé des Femmes dans le monde. Retour à haut Le comité d'organisationGynécologie Sans Frontières(Richard BEDDOCK, Marie Joëlle HEYMANN, Sophie KOUZMINE, Richard MATIS, Henri-Jean PHILIPPE, Danièle WILLING). Editions Elsevier SAS (Pascale BERNANOSE, Christiane JACQUET, Jiriane KOUEVI, Sophie LEVERT) Retour à haut |



